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Développement durable, un défi mondial

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15 avril 2022

Edito

problématique : Le développement durable est t-il généralisable ? Titre du blog : développement durable, un défi mondial Louis Schweitzer à écrit « Le développement durable n’est ni une utopie ni même une contestation, mais la condition de survie de l’économie...
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24 avril 2022

Cycle de l’eau perturbé par l’Homme : quels effets sur lui et l’environnement ?

 Cycle de l’eau perturbé par l’Homme : quels effets sur lui et l’environnement ?

 

Depuis toujours l’Homme adapte son environnement à lui. Il brûle des forêts, tue les supers prédateurs, modifie le paysage et le tracé des cours d’eau. Mais, quels sont les réels impacts sur le cycle de l’eau à l’échelle locale et globale ?

 

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la politique de remembrement lancée dans les années 50, les champs doivent être pratiques. Adieu les terrasses sur les pentes pas assez productives, et adieu les haies bocagères qui faisaient le charme du paysage. Le but est de rendre le champ pratique pour la mécanisation, les terres ont donc été agrandies et les cours d’eau recalibrés. Cette modification des cours d’eau pose des problèmes majeurs aujourd’hui que je vais développer ci-dessous.

Quelles sont les impacts du curage et du recalibrage sur le cycle de l’eau ?

 

La détérioration des habitats aquatiques et semi-aquatiques (berges) sont les plus visibles. Le sur-élargissement du lit mineur (écoulement normal de l’eau hors crue) est une intervention souvent pratiquée mais qui limite grandement le nombre d’espèces qui y vivent étant donné que l’étalement de l’eau ne permet pas d’avoir les profondeurs qui y étaient auparavant. Cette fine couche d’eau est donc plus encline à se réchauffer et cela augmente les effets de l’eutrophisation, c’est à dire du manque d’oxygène de l’eau qui mène au développement excessif d’algues et à la mort par suffocation des espèces qui y vivent. Les cours d’eau creusés ont tendance à drainer les nappes phréatiques et donc réduisent le nombre de zones humides ce qui entraîne une baisse conséquente de la biodiversité. La baisse de fréquence de débordement, principal but de l’opération, mène à un appauvrissement des champs aux alentours qui auparavant étaient enrichis par les nutriments de la rivière, et surtout pose des problèmes pour les espèces qui se reproduisent en lit majeur (écoulement de l’eau pendant les périodes de crue) car leur fréquence est largement réduite.

Pour finir, ce recalibrage mène à de plus grosses crues qu’auparavant, elles sont plus puissantes et plus rapides car il n’y a plus d’obstacles pour les freiner comme il en existaient naturellement.

 

Les seuls impacts réels sur l’eau par l’Homme ?

 

L’Homme n’a pas en réalité seulement cette action. L’urbanisation galopante menant à une minéralisation du sol est aussi en cause. Les terres deviennent stériles, et l’écoulement de l’eau se fait mal, cela mène souvent à une inondation de zones résidentielles ou industrielles. En France, nous comptons 447 barrages dont 220 qui sont directement exploités par EDF. Les barrages causent plusieurs problèmes sur l’environnement. D’abord, couper la rivière de sa source à son embouchure empêche les sédiments de s’écouler normalement et mène à un appauvrissement des zones aux alentours des cours d’eau. Les barrages empêchent aussi les espèces de se déplacer et de remonter le cours d’eau pour se reproduire ou se nourrir. Les barrages font disparaître le lit mineur et les berges du cours d’eau, ce qui diminue le nombre d’espèces présents dans la zone. Les cours d’eau sont rythmés par des changements de température, de crue, de débits. Ces changements impactent durablement la rivière et ceux qui y vivent. Dans la retenue, les sédiments s’accumulent et l’eau se réchauffe entraînant une baisse d’oxygène et menant à l’eutrophisation du milieu.

 

Doit-on stopper la modification des cours d’eau ?

 

Si nous parlons d’un point de vue purement écologique, la réponse est oui. Les barrages et les recalibrages de cours d’eau perturbent le bon fonctionnement de la rivière et ceux qui en dépendent en pâtissent aussi. Il faut cependant pouvoir plaire à tous les acteurs, car des personnes dépendent de ces aménagements. Les agriculteurs ou les riverains ont besoin d’un cours d’eau stable pour ne pas avoir à subir les dégâts du lit majeur. Il faut cependant se questionner sur la viabilité de telles habitations au regard de la proximité avec les cours d’eau. Les barrages déjà existants ne sont pas à jeter, bien au contraire, des améliorations comme des sasses permettant aux poissons migrateurs de passer peuvent être installés. Des améliorations comme des zones de débordement sont aussi construites de plus en plus, comme sur le Réart par exemple où j’y ai effectué un stage et des recherches. Le Réart est une rivière capricieuse qu’on nomme un oued, c’est à dire qu’elle est la plupart du temps à sec. Un aménagement dans une digue enrochée a été réalisé, le but était de détruire une partie de cette digue pour laisser s’écouler l’eau en temps de crue. Le but ici recherché est de réapprovisionner les terres en sédiments.

Le cycle de l’eau en France est grandement perturbé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Tout n’est pas perdu, avec des aménagements adaptés, comme des sasses pour poissons sur les barrages ou des parkings grillagés au sol pour laisser le sol respirer, nous pouvons redonner à l’eau son écoulement et son cycle naturel.

 

Source :

https://www.sbv4r.fr/bonnes-pratiques/curage-et-recalibrage-28.html#:~:text=Les%20impacts%20hydromorphologiques%20et%20%C3%A9cologiques,de%20faible%20capacit%C3%A9%20d'accueil.

Cet article énumère les effets secondaires des curages et recalibrages des rivières, notamment sur les espèces qui y vivent.

https://www.assistancescolaire.com/enseignant/elementaire/ressources/base-documentaire-en-sciences/eau_bd3#:~:text=Par%20ses%20activit%C3%A9s%20et%20ses,modifient%20le%20cours%20des%20rivi%C3%A8res.

Cet article nous parle des problèmes que rencontre l’eau dans son cycle à cause des aménagements réalisés.

https://www.graie.org/eaumelimelo/IMG/pdf/barrages_et_continuite_def_cle41d152.pdf

Ce document montre pourquoi et comment les barrages sont un problème pour l’environnement.

24 avril 2022

C’est pas Versailles ici ! Les Français sont-ils de bons élèves au niveau de leur consommation d’électricité ?

C’est pas Versailles ici ! Les Français sont-ils de bons élèves au niveau de leur consommation d’électricité ?

 

Depuis la révolution industrielle, il est presque impossible pour nous de vivre sans électricité. Elle est partout, nos smartphones, notre réfrigérateur, notre four, comment ferions-nous sans elle ? En 2019, la consommation d’électricité a atteint 473 TWh. En comparaison, elle était de 171 TWh en 1973. La majeure partie de l’électricité est utilisée par nous, dans nos foyers. Cette consommation atteint 36%, suivie des entreprises avec 27%, suivie des grandes industries avec 17%.

 

Quelle répartition des usages dans nos foyers ?

 

Plus d’un tiers de la consommation électrique en France est utilisé pour les foyers, mais où va toute cette énergie ? Assez logiquement en première position arrive le chauffage avec 27.6%, puis le froid et le lavage avec 18.5%, ensuite l’eau chaude et les sanitaires avec 12.8%. Cette consommation est très importante, mais peut être évitée. Il y a en effet plusieurs moyens de réduire sa facture d’électricité, pour le plus grand bonheur du porte-monnaie et de l’environnement.

 

Comment réduire nos dépenses d’électricité ?

 

Nous pouvons constater que la première dépense d’électricité en France est le chauffage. Certaines pièces sont peu utilisées la journée, il est donc inutile de les chauffer. Bloquer les entrées d’air froid est aussi un bon moyen de moins consommer, en plaçant des boudins pour bas de porte par exemple (ne bouchez surtout pas les grilles de ventilation elles sont nécessaires pour le renouvellement de l’air).  En cas d’absence, nous pouvons baisser le chauffage, il n’est pas nécessaire de chauffer si nous ne sommes pas là. Les poêles à bois ou à granulés sont aussi économiques car ils coûtent peu cher et nécessitent peu d’entretien. L'État paye des subventions pour isoler votre logement à moindre coût, profitez-en !

Les LED sont un très bon substitut pour remplacer les ampoules classiques. Elles durent plus longtemps et consomment nettement moins d’énergie. 

Le chauffe-eau est aussi un appareil qui consomme beaucoup dans les foyers, réduire les douches et la température c’est réduire sa consommation électrique.

En été, il faut tirer les rideaux et baisser les volets pour consommer moins d’électricité, en hiver, par contre il est préférable de laisser les fenêtres dégagées toute la journée et refermer les rideaux/volets dès la tombée de la nuit car la chaleur se dissipe beaucoup par les fenêtres.

Éteindre tous les appareils en veille, les consoles, la télé, la chaîne HiFi par exemple, permet de diminuer sa consommation. 

Lancer les machines en heures creuses (en mode “Eco”), c'est-à-dire au moment où il y a le moins de consommation d’électricité et éviter le sèche- linge économisent de l’électricité.

Concernant la cuisson, couvrez vos casseroles, l’eau va bouillir plus vite et cela consomme en moyenne 25% d'électricité en moins.

Vérifiez les étiquettes des produits que vous achetez, choisissez en priorité les classe A ou B, pour consommer le moins d’électricité possible.

Il reste beaucoup d’efforts à faire pour améliorer notre consommation d’électricité mais de simples gestes peuvent faire changer les choses. N’oubliez pas que consommer moins c’est protéger la planète mais c’est aussi un coup de pouce pour le porte-monnaie !


source:

https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/l-electricite-au-quotidien/la-consommation-d-electricite-en-chiffres

Dans cet article, EDF donne des chiffres et des graphiques pour comprendre comment la consommation électrique est répartie.

https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/l-energie-de-a-a-z/tout-sur-l-energie/l-electricite-au-quotidien/la-consommation-d-electricite-en-chiffres

Dans cet article, des solutions sont données pour réduire sa consommation d’électricité en agissant sur quelques facteurs clés.


24 avril 2022

Énergies vertes : le sont-elles vraiment ?

Énergies vertes : le sont-elles vraiment ?

 

La création d’électricité représente la plus grande partie de la production de C02 dans le monde avec 41 % en tout. Les énergies renouvelables nous apparaissent donc comme une solution obligatoire pour parvenir à ralentir le réchauffement climatique.

 

Les énergies dites « vertes » produisent du CO2

 

Et oui, cela ne parait pourtant pas logique au premier abord, mais la réalité est bien différente. Les politiciens et nous-même nous focalisons souvent sur le moment de la vie de l’éolienne ou du panneau solaire par exemple où il produit. Ils ont été construits, acheminés et installés sur un site adapté pour pouvoir les accueillir. Le moment du démantèlement des structures n’est pas pris en compte et celui du recyclage de celles-ci, bien souvent, juste inexistant. Les déchets sont donc envoyés en Afrique pour être enterrés loin de nous.

 

Un bilan carbone plutôt positif

 

Les énergies vertes ont toutes un bilan carbone beaucoup plus acceptable que les énergie dites « grises ». Prenons l’exemple de l’éolien, son bilan carbone est de 12g de CO2 produit par kwh, celui du solaire est de 45g par kwh, bien loin derrière les 850g par kwh des filières fossiles pétrole et charbon. Le nucléaire classé comme énergie grise a quant à elle un bilan positif, 12g par kwh. Ce n’est pas, actuellement en tout cas, une énergie verte car la fission nucléaire crée des déchets à vie longue et utilise de l’uranium, un matériau limité et rare.

 

Une énergie propre ? Mais à quel coût ?

 

La production actuelle de panneaux solaires ou d’éoliennes représentant la majeure partie de la production d’électricité verte se trouve en Chine où les usines sont alimentées par de l’électricité produite à 72,6 % avec du charbon. Les matériaux utilisés sont des ressources rares et surtout épuisables. Enfin, l’installation et le transport produisent aussi du CO2 qui s’ajoute à l’impact carbone de ceux-ci. Il ne faut pas oublier que pour fabriquer les panneaux solaires des hectares de forêts sont déboisés annihilant donc toute vie présente sur le site. Les éoliennes quant à elles polluent dans un premier temps le sol car 550 mètres cubes de béton sont nécessaires pour la construction de la base de l’éolienne. Un mètre cube de béton émet 600 à 1000 kg de CO2 lors de sa fabrication. Il faut donc compter 1375 tonnes de CO2 dégagés rien que pour la base de celle-ci. Les éoliennes sont aussi responsables chacune de la mort d’un à dix-huit oiseaux par an selon la LPO.

 

Mais alors, que faire ?

 

Bien sûr, rien n’est parfait, il ne faut PAS abandonner les énergies vertes. Mais les développer à outrance sans se soucier des autres alternatives, n’est pas viable. Nous ne pouvons pas, actuellement, nous passer des centrales nucléaires ou de certaines centrales à énergie fossile. La transition doit se faire intelligemment et l’argent doit aller au maximum dans la recherche et le développement comme pour la centrale ITER par exemple. Les énergies vertes ne le sont pas totalement, mais elles sont une transition vers une énergie plus propre et réellement verte, comme la fusion nucléaire par exemple.

 

 

 

 

Source :

https://www.sirenergies.com/article/les-energies-vertes-sont-elles-vraiment-vertes/

Résumé des enjeux et problèmes actuels concernant les énergies dites « vertes ».

https://www.franceculture.fr/emissions/les-idees-claires-le-podcast/les-eoliennes-une-pollution-sous-estimee

Il s’agit d’un podcast avec comme intervenant un journaliste spécialisé dans l’environnement qui répond à des interrogations des auditeurs et parle de la pollution engendrée par les éoliennes.

https://votreimpact.org/gaz-a-effet-de-serre/sources-de-co2

Graphique sur la répartition de la pollution (CO2) par activité.

https://fr.euronews.com/my-europe/2021/06/25/energie-eolienne-la-difficulte-du-recyclage-et-la-controverse-des-pales

Article sur le recyclage quasi inexistant (pour l’instant) des éoliennes, qui finissent donc dans des pays du tiers monde pour y être entreposées.

https://www.sfen.org/rgn/confusion-chiffres-emissions-co2-nucleaire/#:~:text=%E2%80%93%20le%20GIEC%2C%20%C2%AB%20qui%20a,de%20son%20cycle%20de%20vie%20%C2%BB.

Chiffres quant à la pollution en CO2 des centrales nucléaires françaises sur toute leur durée de vie.

https://www.montcel-durable.fr/trop-de-beton-pour-les-eoliennes/

Cet article détaille la pollution des sols par les éoliennes.

https://www.infociments.fr/enjeux-societe/la-fabrication-du-ciment-source-maitrisee-de-co2#:~:text=Il%20en%20r%C3%A9sulte%20qu'en,l'ordre%20de%201000%20kg.

Article sur les chiffres de la pollution du béton dans le monde.

24 avril 2022

ITER, ou comment lier développement durable et énergie "infinie"

ITER, ou comment lier développement durable et énergie "infinie"

 

 

 

Savez-vous que nous sommes actuellement en train de recréer un soleil miniaturisé sur terre ?

C’est un projet de coopération internationale dont l’objectif est d’utiliser l’énergie atomique dans un but de paix et non pas de destruction. Si pour vous une énergie infinie est synonyme de science-fiction, c’est en réalité l’énergie de demain.

Le projet actuellement mené dans le laboratoire ITER à Cadarache dans les Bouches du Rhône a pour but d’expérimenter la fusion nucléaire, c’est à dire l’inverse actuelle, recréer des noyaux d’hélium plutôt que de les briser. Ce processus n’engendre ni déchet radioactif à long terme, ni risque d’effet de réaction en chaîne comme Tchernobyl. Ce type de centrale produira donc une énergie 100 % verte et la seule ressource nécessaire pour son fonctionnement se trouve dans l’eau de mer, les gisements ne peuvent donc pas s’épuiser comme pour la fusion. Ça permet donc d’éviter les conflits pour les ressources qui gangrènent les pays d’Afrique.

Le fonctionnement de ITER est assez simple sur le papier. Dans une sorte de donut creux, du deutérium tritium est chauffé jusqu’à 5 millions de degrés pour le transformer en plasma ce qui entraîne la fusion des particules et libère des neutrons qui en percutant les parois chauffent un circuit d’eau et font tourner une turbine qui produit de l’électricité.

 

ITER est un projet international mené par 6 pays, L’Inde, la Corée du Sud, les USA, le Japon, la Chine, La Russie (ainsi que l’Union Européenne). Le but d’une telle coopération est de se détacher des énergies fossiles pour laisser place à une énergie propre nécessaire dans une volonté de développement durable.

 

ITER est comme nous venons de le dire un projet ambitieux, tant par son financement titanesque, ses acteurs opposés entre eux sur la scène diplomatique, ou bien les ambitions de ce genre de réacteurs. Si nous pouvions terminer ITER qui, pour rappel, est un laboratoire expérimental qui ne produit donc pas d’électricité, et le dupliquer, les pays qui posséderaient ce type de centrale se verraient indépendants énergétiquement, sans les contraintes que pose une centrale nucléaire à fission classique c’est à dire le danger que représente une telle structure sur son territoire, les déchets produits par celle-ci, la cible qu’elle représente pour des groupes malveillants, …

 

Aujourd’hui, une étape clé du projet a été réalisée : le bétonnage de la dalle qui recouvre le tokamak, c’est à dire le cœur du réacteur si particulier en forme de « donut ». Maintenant que les travaux lourds du bâtiment principal accueillant le réacteur ont été finalisés, la prochaine étape est l’assemblage des pièces du réacteur. C’est une longue tache puisque 10 millions de pièces doivent être assemblées, tout ça avec une précision digne d’un horloger, les plus grandes pièces faisant la taille d’un immeuble de 6 étages ainsi que la masse d’un avion de ligne.

 

En 2025, des ponts roulants montés sur des rails devront permettre de transporter des lourdes pièces telle que la base du cryostat (outil permettant d’obtenir des températures cryogéniques par inertie thermique d’un liquide très froid). La première centrale construite sur la base de ITER devrait commencer à être construite d’ici 2045 à 2050 et la construction durera au minimum une dizaine d’années. Ces chiffres sont optimistes car les retards s’accumulent notamment avec la guerre en Ukraine et le manque d’approvisionnement en matériaux d’ITER par la Russie.

 

Nous ne pouvons qu’être optimiste dans la réussite de ce projet car s’il vient au jour ce progrès sera comparable à la révolution industrielle tant elle chamboulera les innovations dans le domaine de l’énergie, du transport ou de l’exploration spatiale.

 

 

Source :

https://fr.wikipedia.org/wiki/ITER

Cet article fait une liste exhaustive de tous les problèmes rencontrés sur le projet ITER, de son financement, des acteurs, des enjeux climatiques et économique. Il retrace aussi l’histoire du projet.

https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/voyage-au-centre-diter

Ce podcast parle des origines d’ITER, des ambitions ainsi que des acteurs liés à celui-ci. Il développe aussi en profondeur les problèmes qui ralentissent la construction de la centrale. Le système de fusion y est développé et synthétisé.

https://www.lemoniteur.fr/article/clap-de-fin-pour-le-genie-civil-d-iter.2061034

Cet article parle des points clés qui ont été et qui devront être franchis lors de la construction d’ITER ainsi que du futur de la centrale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cryostat

Cet article explique comment et pourquoi le cryostat a été créé, et dans quel domaine industriel il peut s’appliquer.

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24 avril 2022

L’effet de serre donne des bouffées de chaleur aux climatologues

L’effet de serre donne des bouffées de chaleur aux climatologues

 

 

Réchauffement climatique, changement climatique, effet de serre, couche d’ozone… On nous parle tout le temps de cela mais savons-nous vraiment ce que cela signifie ?

 

L’effet de serre, lien direct avec le réchauffement climatique

 

D’abord, nous allons clarifier quelques points essentiels. L’effet de serre est un phénomène naturel qui était déjà théorisé dans le 19ème siècle. En résumé, s’il fait chaud sur Terre c’est en lien avec la couche de gaz qui l’entoure (c’est ici qu’est présente la fameuse « couche d’ozone »). Certains gaz ont rapidement été classés comme « gaz à effet de serre » par leur capacité à refléter et garder les rayons du soleil sur Terre. Les rayons ont plus de mal à sortir de l’atmosphère, la terre se réchauffe donc.

Sans l’effet de serre il n’y aurait probablement pas de vie sur Terre, car il permet de maintenir des températures correctes et stables pour le développement de la vie. Depuis 150 à 200 ans, cet effet de serre semble perturbé, mais à cause de quoi ?

 

Les causes de ce réchauffement climatique

 

Ce qui a changé en 200 ans, c’est la révolution industrielle et l’utilisation d’énergie fossile. Cette utilisation massive dans l’industrie ou le transport a causé une libération phénoménale de CO2 notamment, qui est un gaz à effet de serre. Depuis l’ère préindustrielle, la Terre s’est réchauffée de 1°C. Cela peut paraître peu, mais c’est assez pour changer la planète. La banquise fond, le niveau de la mer monte et de plus en plus de catastrophes naturelles ont lieu, tornade typhon, inondation, etc. L’augmentation de seulement 1°C mène à la mort de millions de coraux, étant des espèces qui protègent les poissons des prédateurs, servent de nurseries et de zones de reproduction pour bon nombre d’espèces. Les coraux empêchent aussi l’érosion des bords côtiers et diminuent les dommages en cas de tempêtes et d’ouragans.

Le transport qui utilise de l’énergie fossile ou bien l’élevage bovin qui rejette du méthane sont émetteurs de grandes quantités de gaz à effet de serre.

 

La transition écologique, seule solution au problème

 

L’utilisation d’énergies fossiles comme le gaz, le pétrole ou le charbon déséquilibre l’effet de serre. La transition écologique, c’est à dire ici se passer de ces énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre est plus que nécessaire, elle est indispensable. Les gaz à effet de serre ont une vie longue dans l’atmosphère, il faut donc effectuer ce virage vers une transition écologique au plus vite. Le CO2, principal gaz expulsé dans l’atmosphère, a une durée de vie de 100 ans, les Halocarbures, autres gaz à effet de serre ont une durée de vie de 50 000 ans !

L’augmentation de seulement 1,5°C entraînera des bouleversements climatiques extrêmes, comme la migration de populations liée à l’élévation du niveau de la mer et aux phénomènes météorologiques graves à répétition comme les ouragans ou les tornades.

 

Que faire à notre échelle ?

 

Voici un top des 4 actions à faire pour réduire notre impact :

  • Manger des fruits et des légumes de saison, pour limiter le transport et le coût énergétique de la culture sous serre.

  • Recycler ses déchets : revaloriser les déchets qui peuvent être réutilisés comme le verre ou le carton, et faire un compost avec les déchets organiques pour éviter qu’ils finissent dans une décharge.

  • Vivre local : opter pour une économie circulaire, limiter les achats provenant de mode de production mauvais pour la planète, consommer responsable et éthique, éviter de commander des produits venant de pays lointains qui utilisent de la main d’œuvre exploitée dans des conditions catastrophiques autant pour les ouvriers que pour l’environnement.

  • Faire du covoiturage : pour éviterer de se déplacer dans un véhicule pouvant servir à 5 usagers seuls, pour optimiser un moyen de transport tout en faisant des économies avec les frais partagés.

 

Source :

https://climate.selectra.com/fr/comprendre/effet-de-serre#:~:text=L'effet%20de%20serre%20est%20un%20ph%C3%A9nom%C3%A8ne%20naturel.,et%20restitu%C3%A9%20dans%20l'atmosph%C3%A8re.

Définition de l’effet de serre, exposition des problèmes qui accélèrent ce phénomène.

https://youmatter.world/fr/causes-rechauffement-climatique/

Article sur les causes du réchauffement climatique en lien avec l’effet de serre.

https://www.edenred.fr/magazine/donner-du-sens/rse/9-actions-simples-qui-permettront-votre-entreprise-de-reduire-son-impact-ecologique

Cet article énumère les actions possibles pour diminuer son empreinte sur l’environnement.

24 avril 2022

Plastique : Quelles alternatives à ce produit miracle ?

Plastique : Quelles alternatives à ce produit miracle ?

 

 

 

 

Le plastique est un produit omniprésent dans notre société. Que ce soit en construction, en automobile ou dans les grandes surfaces, nous y sommes confrontés à chaque instant. Le problème de ce matériau qui a très vite conquis les industriels est que, malgré ses atouts incomparables, il met près de 1000 ans pour se dégrader dans l’environnement.

 

Le plastique, d’où vient-il ?

 

Depuis des millénaires l’Homme utilise les propriétés plastiques de certains matériaux comme le caoutchouc, l’ambre ou bien encore la corne. En étant chauffé puis modelé, ces matériaux prenaient la forme désirée. Le plastique était donc, à l’origine « naturel », c’est à dire ici non issu de produits fossiles.

Il faut attendre 1862 lors de l’exposition internationale de Londres pour voir naître le premier plastique artificiel fabriqué avec une base de cellulose végétale.

L’abondance de plastique arrive après la seconde guerre mondiale où sont produits de manière industrielle tous les plastiques que nous connaissons (latex, goretex, teflon, PVC, etc.)

Il faut aussi noter dans les années 90, l’apparition de plastique dit « vert », fabriqué à base d’amidons plastifiés qui dans les années à venir seront de plus en plus utilisés au vu des problèmes liés au plastique de synthèse.

Aujourd’hui, le plastique est fait à partir de produits fossiles comme le pétrole ou le charbon. Sa création est très polluante et son recyclage est rarement effectué.

 

Et en France, est-on de bons élèves ?

 

Et bien... non. En 2019, la WWF sur la base des chiffres de l’agence de la transition écologique, de l’INSEE et de la commission européenne, affirme que la France était, en plus d’être très polluante sur le plan des plastiques, la première en pollution plastique de toute la région méditerranéenne avec 4,5 millions de plastiques générés en 2016, ce qui correspond à 66,6 kg par habitant. C’est chaque année, 80 000 tonnes de plastiques qui sont jetés dans la nature, soit 1,3kg par personne.

 

Quelques chiffres pour comprendre le problème

 

Voici quelques chiffres pour saisir toute l’ampleur du problème et comprendre le fléau auquel nous devons faire face :

10 tonnes. C’est le nombre de tonnes de plastique produit par seconde, soit 320 millions de tonnes par an.

20 minutes. C’est la durée moyenne d’utilisation d’un sac plastique, d’une paille ou bien de couverts en plastique.

9 %. C’est le pourcentage de plastique recyclé dans le monde, le reste est soit brûlé soit enterré soit jeté dans la nature.

8 à 12 millions. C’est le nombre de tonnes de plastique qui finissent dans l’océan, pour donner un ordre d’idée, il y a plus de plastique que de poissons dans nos océans.

450 ans. C’est la durée minimum pour qu’un plastique se dégrade totalement dans l’environnement.

Pour finir sur des chiffres, chaque seconde, 1 million de bouteilles sont vendues dans le monde alors que des alternatives simple existent, comme réutiliser ces bouteilles ou acheter des gourdes en matériaux recyclés.

 

Le danger se limite-t-il seulement à l’environnement ?

 

Non, le danger est bien réel pour nous aussi. Les microplastiques créés lorsque le plastique se désagrège sont partout, et notamment dans l’eau potable et aucun pays n’y échappe. Les microplastiques sont aussi dans les aliments que nous consommons, dans les poissons par phénomène d’« accumulation ». Nous ne mangeons principalement que les poissons en haut de la chaîne alimentaire, ces poissons se nourrissent souvent de poissons qui eux-mêmes se nourrissent d’autres poissons ou de déchets, ils accumulent donc beaucoup plus de microplastiques qui finiront tôt ou tard dans nos assiettes. Certains plastiques comme le bisphénol A et S sont accusés d’être des perturbateurs endocriniens on lui reproche aussi de diminuer la fertilité ou d’augmenter le risque de cancer.

Pourquoi l’utilise t-on encore et quelles sont les alternatives ?

Le plastique est presque impossible à bannir. Il est le matériau parfait, simple à modeler, peu cher, résistant, pouvant prendre différentes propriétés, etc. Certains plastiques sont aussi un choix excellent sur le plan sanitaire et sont utilisés en grande quantité dans le secteur médical ou technologique.

Aujourd’hui, à l’échelle individuelle, nous pouvons changer les choses. Utiliser des bocaux en verre, des tissus imbibés de cire d’abeilles sont aussi très utiles pour remplacer le film étirable.

Pour faire vos courses, un sac en tissu réutilisable fait aussi bien l’affaire que du plastique ! Faire ses courses en vrac est aussi un moyen d’éviter le suremballage des grandes distributions. Les cotons tiges qui sont très présents dans l’océan et qui tuent les tortues de mer peuvent être remplacés par des cotons tiges en bambou réutilisable, aussi efficaces, moins chers et durables ! Pour ne pas avoir à acheter de bouteilles d’eau en permanence, les gourdes en inox sont une bonne alternative car utilisables longtemps et recyclables. Les tupperwares et les pailles peuvent aussi être faits en inox.

En conclusion :

Arrêter les produits plastiques est aussi complexe que de sortir de notre dépendance aux énergie fossiles. Le plastique est trop utile pour s’en passer actuellement mais nous pouvons réduire son utilisation. Les années à venir seront décisives quant au devenir de ce produit, qui sera potentiellement un tournant dans le développement durable.

 

Source :

https://www.conservation-nature.fr/ecologie/la-pollution-plastique/#:~:text=Ce%20sont%20environ%20un%20million,environ%20750%20millions%20de%20tonnes.

Définition du problème, des enjeux et des alternatives du plastique. Cet article détaille aussi l’historique et le mode de fabrication du plastique.

https://www.linfodurable.fr/environnement/quest-ce-qui-pose-probleme-avec-le-plastique-19620

Cette article parle de l’utilité du plastique ainsi que notre dépendance à celui-ci, il chiffre la pollution et l’utilisation massive de celui-ci.

https://www.ouest-france.fr/environnement/ecologie/pourquoi-le-plastique-t-il-un-impact-tres-negatif-sur-l-environnement-6280346

Cet article parle du cycle de vie du plastique, c’est à dire de la fabrication, de l’utilisation et du recyclage ou non de celui-ci qui échoue souvent dans la nature.

https://www.carbiolice.com/blog/lhistoire-du-plastique-en-15-dates-cle/#:~:text=1907%20%3A%20naissance%20du%20plastique%20industriel,bas%C3%A9e%20sur%20un%20polym%C3%A8re%20synth%C3%A9tique.

Cet article détaille tout l’historique du plastique, notamment les dates qui ont marqué son invention.

https://oopla.fr/alternatives-au-plastique/

Cet article détaille les alternatives possibles au plastique.

24 avril 2022

Prenez un BlablaCar, sauvez un panda ! Le covoiturage : allié nécessaire pour réduire son impact carbone

Prenez un BlablaCar, sauvez un panda ! Le covoiturage : allié nécessaire pour réduire son impact carbone

 

 

Dans cet article un peu spécial, nous allons énumérer les huit plus grands intérêts à pratiquer le covoiturage, que ce soit pour votre porte-monnaie, pour la planète ou pour faire des rencontres.

 

Limiter le budget transport.

La chose la plus logique qui peut nous venir à l’esprit quand on parle de covoiturage, ce sont les économies ! Étant donné que le voyage est à plusieurs, les frais sont aussi partagés, le conducteur a donc moins de charges à payer, ce qui, en ce moment avec la hausse rapide des prix du carburant, n’est pas négligeable.

Limiter son empreinte carbone

Cela parait logique, qui dit covoiturage dit voyage à plusieurs, donc moins de véhicules sur les routes. La majorité des gens aujourd’hui prennent leur voiture seul, ce qui est dommage puisqu’une voiture peut transporter jusqu’à quatre personnes en plus en général, c’est donc une perte d’efficacité du moyen de transport préféré des Français. Si plus de monde utilisait le covoiturage, il y aurait moins de voitures donc moins de production de gaz à effet de serre comme le CO2.

Favoriser les modes de déplacement écologiques

Faire du covoiturage c’est en réalité participer et financer un mode de déplacement écologique, qui est bénéfique pour l’ensemble des personnes qui composent notre société puisqu’il est agréable d’avoir le choix quant à ses moyens de déplacement, encore plus si on peut agir sur notre impact carbone au quotidien. Les transports sont responsables de la production de 41 % du CO2 émis sur terre. Il est donc important de réduire le nombre de véhicules et de développer les moyens de transports écologiques.

Des bénéfices sur la santé, vraiment ?

Et bien oui, le covoiturage a des effets bénéfiques sur votre santé. Le covoiturage réduit le nombre de véhicules sur la route et donc réduit la pollution qui en découle. Nous savons aujourd’hui que bon nombre de maladies et de cancers sont causés par une exposition aigue ou chronique à la pollution. C’est donc un moyen de pallier a ce problème de santé public.

Désenclaver les périphéries

Le covoiturage offre en effet plus de choix pour nos déplacements, notamment dans les zones qui sont mal desservies par les transports en commun. Pour certain c’est le seul moyen de se déplacer vers les grandes villes. Le manque d’accessibilité impacte l’insertion sociale et professionnelle de nombreuses personnes, cette solution est donc très intéressante.

Sociabilisez vous !

Le covoiturage permet aussi de rencontrer des gens de tous horizons et avec chacun des histoires et des parcours différents. Aucun trajet ne ressemble au précédent et c’est cela qui fait la beauté de ce moyen de transport. Au delà de l’aspect financier, l’aspect humain est aussi conséquent car certaines rencontres peuvent faire changer ou faire grandir.

Halte à la fatigue !

Cela peut paraître étrange, mais vous pouvez prêter votre véhicule à un inconnu pour du covoiturage (sous garantie d’un permis et d’une assurance valide, cela va de soi), une des principales causes de mortalité sur la route est la fatigue, alors arrêtez- vous et passez le volant !

Limiter les bouchons dans les grandes villes

Paris, Marseille, Lyon ou bien Bordeaux, toutes ces villes connaissent des embouteillages quotidiens. Le covoiturage peut répondre à ce problème. Si chaque personne covoiturait avec ses collègues de travail ou avec des inconnus, la ville de Paris sans ses embouteillages pourrait bien voir le jour.

 

 

 

source :

https://www.ecologie.gouv.fr/covoiturage-en-france-avantages-et-reglementation-en-vigueur#:~:text=Bon%20pour%20la%20sant%C3%A9%20et,voyager%20dans%20une%20atmosph%C3%A8re%20conviviale.

Définition du terme covoiturage et cadre légale de celui-ci.
https://www.citygo.io/les-avantages-du-covoiturage/

Synthèse des avantages/inconvénients du covoiturage.

https://www.uottawa.ca/stationnement/carpooling/avantages-du-covoiturage

Synthèse des avantages/inconvénients du covoiturage.

https://www.routard.com/dossier-pratique-sur-le-voyage/cid135963-le-covoiturage.html?page=3

Synthèse des avantages/inconvénients du covoiturage.

24 avril 2022

 Recyclage : Où en sommes-nous ?

 Recyclage : Où en sommes-nous ?

 

En France les poubelles jaunes font partie de notre quotidien, mais sont-elles vraiment utiles ? Est-ce un geste pour se donner bonne conscience ou les déchets sont -ils vraiment traités ?

Quelques chiffres pour comprendre le tri en France

En France, en 2017, 345 millions de tonnes de déchets ont été produits. 62% sont des déchets non recyclables, 14% des encombrants. Le reste est recyclable et se compose de déchets verts, de déchets de verre ou bien de déchets de papier ou de carton. En France c’est 3.7 millions de tonnes d’emballages ménagers recyclés, une goutte d’eau dans un océan d'ordures. Cependant le recyclage en France augmente, +56 000 tonnes en 2020 recyclées, même si cela a été fortement perturbé par la crise du COVID. 

Que peut-on recycler ?

L’acier, l’aluminium, le papier/carton, le plastique ou bien le verre se recyclent, cependant tous n’ont pas les mêmes taux de recyclage. L’acier et le verre sont facilement recyclables, avec respectivement 100% et 85% de taux de recyclage. Du côté du plastique, il y a des progrès à réaliser étant donné que seulement 7.5% des emballages avec plastique sont recyclés.

Quels avantages sont concrètement présents lorsqu’on recycle ?

Il existe une multitude d’avantages dans le recyclage des déchets. D’abord, cela fait moins de déchets qui finissent incinérés ou enterrés, et moins de déchets qui risquent de se retrouver dans la nature ou dans l'océan. En 2020 c’est 22 milliards de litres d’eau économisés, soit 7600 piscines olympiques dans le traitement de ces déchets. C’est aussi 1.6 millions de tonnes de C02 évitées grâce au recyclage des emballages, ce qui équivaut à 800 000 voitures en moins sur les routes. Tous ces emballages recyclés, c’est autant de déchets qu’on ne verra pas virevolter dans la nature, c’est autant de sacs plastiques qui ne seront pas ingérés par un dauphin ou par une tortue. La filière recyclable emploie déjà 600 000 salariés et d’ici 2030, 440 000 emplois seront créés en plus dans ce domaine.

Que faire pour réduire notre production de déchets ?

Voici quelques astuces pour réduire sa consommation de déchets. Tout d’abord si vous avez un jardin, l'installation d’un composteur peut être une bonne solution. En effet les poubelles d’un ménage sont constituées à 50% de déchets organiques biodégradables. Avoir un composteur, c'est réduire notre poubelle de 50%. Pour les personnes vivant en collectivité, certaines disposent aussi de composteurs collectifs, un bon moyen de pallier au manque de place. Selon Adelphe, un des leaders dans le recyclage, 100% des Français ont accès au tri des déchets, mais bien trop peu le font correctement, malheureusement. Pour rappel : 

Dans la poubelle jaune : bouteilles en plastique, boite en carton, boite de conserve, aérosols (Vides bien sûr !).

Dans la poubelle à verre : bouteilles de vin, bière, pot de confiture, bouteilles d’huile, bouteilles en verre transparent et de couleur ambre vert ou jaune.

Dans la poubelle ordinaire : restes de repas, couches-culottes, pots de yaourts, et tout ce qui ne peut être recyclé.



Source :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/bilan-2020-citeo-taux-recyclage-emballages-papiers-37844.php4#:~:text=En%202020%2C%20le%20taux%20de%20recyclage%20atteint%2068%20%25%2C%20contre,ou%20en%20dehors%20des%20foyers.

Article sur les chiffres français concernant le recyclage de nos déchets.

https://www.adelphe.fr/mieux-nous-connaitre/actualites/les-chiffres-du-recyclage-en-france.html

Cet article comporte des graphiques et des chiffres pour saisir l’ampleur du recyclage et des tâches qu’il reste à réaliser.

https://www.planetoscope.com/dechets/148-.html

Graphique réalisé sur le nombre de déchets triés en France en 2017.

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-mon-boulot/le-secteur-du-recyclage-permettrait-de-creer-jusqu-a-440-000-emplois-d-ici-2030_1781355.html

Chiffres sur l’emploi créé grâce à la filière recyclage.

 

24 avril 2022

Ressources halieutiques et animales limitées : comment parvenir à s’en détacher ?

Ressources halieutiques et animales limitées : comment parvenir à s’en détacher ?

 

 

Ce n’est un secret pour personne, l’élevage est une industrie très polluante, et la surpêche détruit nos océans. Malheureusement aujourd’hui nous sommes de plus en plus nombreux à consommer en grande quantité de la viande ou du poisson, et il n’y a pas de mystère, il faut bien un endroit où produire cette viande, où pêcher ce poisson.

 

L’élevage, pollue t-il autant que cela ?

 

Et bien oui, l’élevage pollue et pas qu’un peu. Il représente à lui seul 10,4 % des émissions de gaz à effets de serre en France. Les bovins doivent aussi se nourrir, 71 % des terres agricoles européennes servent à nourrir le bétail, toutes ces terres pourraient servir directement à nous nourrir, et donc permettre soit de nourrir plus de personnes, soit de diminuer la production intensive qui abîme l’environnement. Les éleveurs sont aussi en difficulté car ils n’ont aucun moyen de négocier le prix de leur production. Les multinationales règnent sans partage sur cette industrie, le taux de suicide des agriculteurs dans ce domaine et 30% plus élevé qu’ailleurs. L’élevage participe aussi à la déforestation, car de plus en plus de terres sont nécessaires pour produire le fourrage destiné au bétail. En Amazonie, 63 % des terres défrichées sont dus à l’élevage. Il est dit que la production d’un kg de viande bovine nécessite 15 000 L d’eau, ces chiffres sont vrais mais les 3/4 sont en réalité l’eau de pluie qui sert à faire pousser les prairies.

 

Aimez-vous vraiment le poisson à ce point ?

 

En 2013, environ 93 millions de tonnes de poissons ont été capturées dans le monde. La pêche actuellement pratiquée, c’est à dire avec des filets raclant le fond, cause la pêche involontaire de 38,5 millions de poissons, c’est ÉNORME. Dans le monde, c’est 29 % des stocks de poissons qui sont surexploités, et 61 % qui sont pleinement exploités, c’est à dire à la limite du renouvellement de l’espèce. Seulement 10 % des stocks de poissons ont une masse pêchée inférieure à son renouvellement. La pêche illégale pourrait représenter jusqu’à 1/3 des prises totales. La plupart de ces pêcheurs illégaux agissent dans les eaux internationales au large de pays en voie de développement, souvent riches en poissons. Ces pêcheurs, en plus de détruire les stocks de poissons, ruinent l’économie locale et met en difficulté tout un secteur de l’économie de ces pays en difficulté. Bien plus qu’une crise environnementale, c’est une crise sociale qui se dessine. En mer Méditerranée et en mer Noire, 88 % des stocks de poissons sont surexploités. On assiste, aux portes de notre pays, au pillage en règle de nos stocks de poissons.

 

Quelles sont les alternatives?

 

Nous le savons, la viande et le poisson sont aujourd’hui beaucoup plus accessibles qu’avant. La consommation de viande et de poisson contamine nos sols et fait chuter le nombre d’espèces et d’individus en mer. Pour pallier à cela, diminuer sa consommation de viande et de poisson est obligatoire. Le programme National de Nutrition Santé recommande de limiter sa consommation en dehors de la volaille à 500 grammes par semaine. Le mouvement flexitarien peut aussi être une solution, le but est de limiter sa consommation de viande et ne choisir que la meilleure, le but est donc de privilégier la qualité à la quantité.

Des projets de remplacement de la viande bovine sont aussi en cours :

Un laboratoire a créé son premier « steak de labo » en 2013, son coût : 250 000 euros. Avec une commercialisation à grande échelle ce steak pourra même devenir moins cher qu’un vrai. L’avantage de ce steak est que la pollution est quasi inexistante, il ne faudra plus autant d’eau et de nourriture pour produire celui-ci. Le seul souci est qu’il demande plus d’énergie, il faudra donc que l’énergie utilisée soit d’origine renouvelable pour que cette solution soit vraiment efficace.

Des steaks de grillons combinés à des pois chiches ou des lentilles sont d’ores et déjà commercialisés en Suisse par exemple. L’élevage d’insectes est 10 fois moins cher que celui des bovins, la production d’un kilogramme d’insectes nécessite 2 kilogrammes d’aliments, tandis que pour un bovin il en faudrait 8 kilogrammes. De plus, les insectes ont un meilleur taux de croissance. Les émissions de gaz à effet de serre sont aussi largement réduites car ils en produisent 100 fois moins. Les insectes peuvent aussi consommer des sous-produits organiques et être élevés sur des terres non fertiles tout en prenant moins de surface. Enfin, au niveau gustatif, le plus important pour nous, le goût n’est pas aussi écœurant qu’on pourrait le penser. En réalité à part l’emballage, rien ne peut nous faire penser qu’il y a des insectes dedans. C’est un produit bon pour la planète, pour notre corps et pour nos papilles gustatives !

 

Enfin, s’il faut retenir une chose de cet article concernant la viande et le poisson, nous devons consommer moins mais consommer bien !

 

Source :

https://wwz.ifremer.fr/Expertise/Peches-maritimes/Bilan-de-l-etat-des-populations-de-poissons-pechees-en-France/Bilan-2020-de-l-etat-des-populations-de-poissons-pechees-en-France/Les-chiffres-2020#:~:text=En%202020%2C%2060%20%25%20des%20400,sont%20consid%C3%A9r%C3%A9es%20comme%20%C2%AB%20effondr%C3%A9es%20%C2%BB.

Cet article publié par le gouvernement français donne des chiffres sur la surpêche ainsi que sont impace sur nous et sur l’environnement.

https://www.fishforward.eu/fr/facts-figures/

Cet article, rédigé par la WWF, montre les impacts de la surpêche sur l’environnement et sur la quantité de poissons dans les océans.

https://www.geo.fr/environnement/la-peche-mondiale-en-cinq-chiffres-chocs-203234

Article sur les chiffres liés à la surpêche.

https://www.web-agri.fr/vaches-laitieres/article/142874/les-vraies-consequences-de-l-elevage-bovin-sur-l-environnement#:~:text=M%C3%A9thane%20et%20ammoniac%20%3A%20les%20b%C3%AAtes,au%20secteur%20agricole%20hors%20bovins).

Chiffres sur la pollution causée par l’élevage, ici en particulier l’élevage bovin.

https://www.revue-alimentation-animale.fr/actualites/71-des-terres-agricoles-europeennes-servent-a-nourrir-le-betail/#:~:text=La%20moiti%C3%A9%20de%20ces%20terres,cultiv%C3%A9es%20pour%20alimenter%20le%20b%C3%A9tail.

Chiffres sur la consommation en eaux et en fourrage des bovins.

https://sciencefourchette.com/science/quand-grillons-sauterelles-et-vers-de-farine-envahissent-lassiette/

Articles sur une alternative aux bovins : les steaks d’insectes.

https://www.lemonde.fr/festival/article/2019/07/11/la-viande-de-laboratoire-pourrait-se-vendre-a-des-prix-abordables-en-supermarche-d-ici-deux-ans_5488174_4415198.html

Article sur les steaks bovins créés en laboratoire.

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Développement durable, un défi mondial
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