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Développement durable, un défi mondial
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21 avril 2022

Critique documentaire

     Critique du documentaire Darwin à la ville - L’évolution en milieu urbain
 
 
Dans un monde toujours plus urbanisé, la pression sur les espèces végétales et animales est de plus en plus forte. Comment pourrons-nous dans un futur proche allier nature et métropoles, deux choses aujourd’hui totalement différentes ?
 
« En modifiant l’espace terrestre pour nos besoins nous bouleversons la vie des autres espèces » Chaque action a des conséquences, l’hyper-urbanisation de nos territoires amène obligatoirement à une diminution drastique du nombre d’espèces vivantes. Comment pouvons-nous donc nous développer sans compromettre la vie d’autre individus ?
 
 
Albi, petite ville calme du sud de la France est en proie à un terrible affrontement silencieux. Plusieurs pêcheurs locaux témoignent d’attaques alors jamais observées, remettant en cause le mode de fonctionnement de ces individus. Sous son air tranquille de ville ensoleillée à l’ambiance méditerranéenne se passe un phénomène rarement observé sur une échelle humaine : L’évolution !
En effet, dans les années 80, des silures, sortes de gros poissons chat, ont été importés par des pêcheurs. Ils sont maintenant nombreux et posent un gros problème écologique car ils se nourrissent de tout ce qui vit dans ces eaux tranquilles. Manquant de nourriture, ils se sont alors tournés vers des proies idéales en changeant et en perfectionnant leurs modes de chasse. Les silures attaquent maintenant les pigeons ! Véritable hécatombe au début de l’apparition de cette pratique de chasse, les pigeons qui alors ne craignaient les dangers que du ciel doivent aussi se méfier de l’eau. Ils se sont donc adaptés par pressions sélectives, et seuls les individu les plus malins ou les plus rapides ont pu survivre et transmettre leur descendance. Les silures eux aussi évoluent, en perfectionnant leurs techniques pour réussir à piéger ces proies venues du ciel. C’est incroyable, mais comme nous allons le voir par la suite, ce n’est pas la seule fois où une plante ou un animal a évolué aussi vite.
 
En effet dans le fameux Central Park à New York City, une espèce de rongeur évolue sans interactions extérieures, ce rongeur est donc devenu endémique de NYC et plus précisément de Central Park. La ville agissant comme une sorte de barrière infranchissable, les souris à pattes blanches évoluent donc dans Central Park seul, les dérives génétiques et différente pressions sélectives amenant donc à une nouvelle espèce. Cela peut paraître incroyable mais c’est le cas pour chaque parc de NYC, ces parcs agissent comme les Bahamas, les îles étant trop éloignées les unes des autres, chaque espèce évolue donc différemment en fonction de son milieu. Les souris de Central Park sont adaptées au parc, ici rien d’incroyable, mais elles sont surtout adaptées à la nourriture qu’elles y trouvent. Leur corps est fait pour ingérer de la nourriture provenant de fast-food, chose alors impossible pour des souris à pattes blanches des champs. On pourrait se dire : « Chouette la nature peut donc s’adapter à l’Homme ! » Mais pour commencer, cette question n’a pas lieu d’être car c’est à nous de nous adapter à la nature et pas le contraire. Si la nature doit s’adapter à nous beaucoup de ces espèces disparaîtront à jamais, certaines ayant un rôle majeur dans le fonctionnement de notre société comme les abeilles pour la pollinisation par exemple. Un scientifique travaillant sur le cas de la souris à pattes blanches a déclaré «  Cela soulève des questions plus larges sur les conséquences de l’activité humaine. En modifiant l’espace terrestre pour nos besoins nous bouleversons la vie des autre espèces, avec de potentielles répercutions sur leur avenir. ». Nous ne pouvons pas continuer à urbaniser nos pays sans prêter attention aux animaux et aux plantes qui y vivaient avant. Un triste exemple de cela est très marquant à New Bedford.
 
En effet, à New Bedford, un des ports les plus pollués des USA contient un taux très élevé de PCB, un produit chimique qui empêche le cœur et le système nerveux de fonctionner correctement. Une espèce de Choquemorts présente en grand nombre dans ce port intrigue donc logiquement les scientifiques. Comment font t-il pour survivre à ce produit hautement dangereux ? Cette espèce a en fait trouvé une parade, elle n’active pas sa fonction enzymatique de défense naturelle lorsqu’elle est au contact du produit toxique, le poisson n’a donc pas à traiter ce produit chimique et ne meurt pas. Cette défaillance qui dans la nature lui serait fatale, est un atout majeur dans ce port pollué. Une preuve de plus que la résilience naturelle a toujours lieu ! Et bien oui… et non. Nous allons voir ça par la suite.
 
En outre, l’Homme a façonné le monde à son image, tout ce qui existe sur terre est influencé directement ou non par l’Homme. Nous avons donc une grande part de responsabilité. Certes, un certain nombre d’espèces réussit à s’adapter à nos environnements urbains en évoluant, mais ce n’est pas le cas de tous. Il faut donc protéger notre environnement et ce qui y vit et limiter notre action sur certaines zones du globe pour leur laisser la possibilité de s’épanouir loin de notre influence.

 

Source :
Source: https://www.arte.tv/fr/videos/085382-000-A/darwin-a-la-ville-l-evolution-en-milieu-urbain/

Ce reportage parle de sélection naturelle liée au développement durable, de comment l’Homme essaye de dompter la nature et de comment la nature s’adapte à nous.

 

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Développement durable, un défi mondial
  • "Le développement durable n'est ni une utopie, ni même une contestation, mais la condition de survie de l'économie de marché", L. Schweitzer. Il est limpide que nous ne pouvons continuer de vivre dans ces conditions, alors comment faire changer les choses?
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